GAEC du Bled

Mickaël FIEVETL’avis du Technicien Génétique : Mickaël FIEVET

Comment fonctionne le PAM ? Pour réaliser un accouplement avec le PAM, il faut bien choisir une liste de taureaux au départ. Si les bons taureaux sont choisis, l’accouplement sera cohérent et satisfera l’éleveur à la fin. Cette liste de taureaux doit être faite en fonction des objectifs d’accouplement de l’éleveur. Et c’est à partir de là que le PAM intervient. Pour chaque vache il fait une sélection par rapport au pedigree de l’animal et aux éventuelles tares génétiques. Il prend en compte les index de production, les index Morphologie, les index de santé et les objectifs de l’éleveur. Avec tous ces éléments et à partir de la liste de taureaux, le logiciel classe les 3 reproducteurs qui conviennent le mieux.

Quels sont les élevages concernés par le PAM ? Pour qu’un élevage puisse utiliser le PAM, il doit être au minimum au Contrôle Laitier. L’idéal c’est le contrôle laitier + UPRA. Si l’élevage est juste à l’état civil bovin, le PAM ne peut pas établir d’accouplement.

Le grand avantage du PAM ? Il évite tout problème de consanguinité, de tares génétiques ou de vêlage difficile. Il y a 0% d’erreur à ce niveau là. C’est un gain de temps considérable.

Quelle(s) trace(s) pour l’éleveur ? A la fin de l’accouplement, nous imprimons le Plan d’accouplement que nous donnons à l’éleveur. Ce document est mis à la disposition de l’inséminateur lors de sa venue. Ainsi, il peut voir le plan d’accouplement et effectuer les mises en place sans aucun risque d’erreur. Le PAM permet aussi de tirer un bilan du plan d’accouplement. Il permet de constater les évolutions notables de son élevage. Par exemple, pour Mr DUFOUR, l’index ISU moyen de son troupeau passera de 121 à 150. Ce sont des prévisions chiffrées que le logiciel peut estimer aisément. L’éleveur a également un inventaire génétique des femelles de son troupeau. Il ne possédait auparavant que les index production de ses vaches. Maintenant, grâce à cet inventaire, il détient les index sur ascendance, aussi bien en production qu’en morphologie.

L’évolution du PAM ? Une évolution pour les élevages à l’état civil bovin uniquement. C’est une évolution du logiciel à envisager car on pourrait utiliser le PAM avec les index sur ascendance sans se tromper car on sait gérer la consanguinité, les points faibles de la lignée, etc… Une autre évolution possible : la possibilité d’utiliser des doses sexées et pouvoir les cibler sur génisses par exemple.

GAEC du Bled : Le PAM au service des belles vaches

Mr Christian DUFOURInstallé avec son frère depuis 1998, Christian DUFOUR est à la tête d’une cinquantaine de vaches Holstein au GAEC du Bled à Wallers, près de Valenciennes (59). Amateur de morphologie et de belles vaches, il prend toujours soin de réaliser ses accouplements avec rigueur et sérieux. L’arrivée du PAM (Plan d’Accouplement Micro) constitue donc une avancée pour cet éleveur-sélectionneur.

Ses objectifs de sélection

« Mon objectif principal c’est la « morpho » assurément. Je n’utilise jamais de taureaux qui ont moins de 2 en index morphologie. Ils doivent être également positifs dans les index de santé et je souhaite avoir des animaux qui assurent une bonne longévité. En résumé, je veux des belles vaches qui vieillissent et dotées d’un bon système mammaire. Une belle mamelle dure toujours plus longtemps. »

Les avantages du PAM

« Le PAM prend en compte nos objectifs d’accouplement par rapport à une liste de taureaux que nous prédéfinissons. Il fait les bons choix et propose toujours 3 taureaux par vache, alors qu’avant, on sélectionnait 1 ou 2 taureaux mais rarement 3. Même si, nous éleveur, connaissons les défauts de nos vaches et, par conséquent, quel taureaux utiliser pour effacer ces imperfections, il reste toujours des cas particuliers. Et dans ces cas là, le PAM est d’un grand secours. »

Insémination artificielle bovine« Ce qui est également appréciable, c’est que cela évite toute erreur humaine. En plus des taureaux recommandés, le PAM propose aussi une liste de taureaux interdits. Ce sont les taureaux à ne pas utiliser dans le cadre des objectifs de sélection et par rapport à des problèmes de consanguinité, facilité de naissance, etc… C’est très pratique pour les inséminateurs remplaçants : s’il n’a pas la dose des 3 premiers taureaux, il ne fera pas d’erreur en mettant une dose d’un des taureaux interdits. Il ne fera peut-être pas d’accouplement idéal mais il ne fera pas d’erreur. C’est rassurant. »

« Le PAM me fournit un « Plan d’accouplement » qui me permet de voir les évolutions de mon élevage en terme d’index. Par exemple, en morpho, la moyenne du troupeau était de 0,99. Avec les conseils d’accouplement du PAM, la moyenne d’index des taureaux utilisés est de 2,64. Suite aux naissances des femelles, mon index morpho serait de 1,74 ! Il respecte donc les objectifs initiaux. »

L'inventaire génétique des femelles que sort le PAM après les accouplements« Suite aux accouplements, je dispose maintenant d’un « Inventaire génétique des femelles ». Autrement dit, j’ai une liste de toutes mes femelles avec tous les index de production et, surtout, de morphologie. N’étant pas adhérent à l’UPRA, je n’avais pas ces données avant. C’est devenu un document essentiel que je vais beaucoup consulter en période d’accouplement. »

Ce qui a changé avec l’arrivée du PAM

« C’est un plus. J’ai désormais une vision plus nette de mon élevage et, surtout, je peux savoir à quoi il va ressembler demain. Il me permet aussi de voir plus précisément les meilleures vaches sur le « papier » et parfois, le résultat peut surprendre. Mais attention, le PAM n’empêche pas d’aller voir ses vaches et de les observer. Bien au contraire. »

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