GAEC du Bled

Claude RICHERL’avis du Technicien Génétique : Claude RICHER

Qu’apporte le PAM pour un gros troupeau ? Dans un gros troupeau comme celui de Dominique LECERF, c’est une avancée. Auparavant, après avoir vu un certain nombre de vaches, nous étions moins performants dans notre jugement et le choix du taureau. Désormais, la sélection se fait vite et bien. Gain de temps et qualité de l’accouplement sont au rendez-vous.

Personnellement, je continue quand même d’aller voir les vaches avant de faire les accouplements avec le PAM. C’est toujours important, selon moi, de passer au moins un quart d’heure dans le troupeau avant, pour repérer les animaux qui peuvent avoir besoin d’un traitement particulier (rouge, vaches bien indexées et vue globale du troupeau).

Autre point positif mais qui concerne tous les profils d’éleveurs. Quand on paye une semence, on est décideur, l’éleveur doit faire le choix des taureaux qu’il veut utiliser.

Le PAM fait-il les mêmes choix que le technicien ? Dans beaucoup de cas, le choix du logiciel correspond à ce que j’aurais choisi. Les surprises sont rares.

Utilise-t-on tout le potentiel du PAM ?Il faut que nous, les techniciens, nous nous habituions encore davantage au logiciel. L’expérience va aussi améliorer son efficacité. Par exemple, sur un autre gros troupeau de 200 vaches, j’ai fait venir 200 doses. Après, j’ai eu quelques petits problèmes car certaines vaches n’étaient pas accouplées, je n’avais pas rentré assez de dose. C’est ce genre de chose que l’on va améliorer avec la pratique. On apprendra certaines astuces.

La gestion du stock de dose s’est-elle améliorée avec le PAM ? Avant le PAM, au moment des accouplements, on notait le nombre de vaches prévues par taureau et on commandait les doses nécessaires pour chacun des taureaux. Mais là, c’est encore plus clair car on sort un document récapitulatif avec la liste des taureaux et le nombre de doses à utiliser. C’est un document qui aide à la commande.

Evolution du logiciel ? On peut effectivement réfléchir sur l’ordre par numéro de travail. Aujourd’hui, on a 2 possibilités : le classement par nom et le numéro à 10 chiffres. Mais les éleveurs travaillent toujours avec les 4 derniers chiffres. Quand il y a un changement de série dans les 10 chiffres, les numéros à 4 ne se suivent pas toujours. Or, l’ordre par le numéro de travail à 4 chiffres est important et indispensable pour faciliter l’utilisation par l’éleveur.

GAEC du Bois : efficace et rapide

Dominique LECERFDominique LECERF est ce que l’on appelle un homme pressé. A la tête d’une exploitation depuis 18 ans, cet éleveur gère une équipe de 7 personnes au sein du GAEC du Bois Thomas à Vron, dans la Somme (80). S’occuper de 200 vaches n’est pas une mince affaire, surtout quand on est également à la tête d’une entreprise de travaux agricoles. Sollicité de toute part, Dominique LECERF cherche donc l’efficacité et le gain de temps dans les divers projets qu’il mène de front. L’arrivée du PAM va donc lui faire gagner ce temps si précieux, surtout au moment de concevoir l’accouplement de tout son troupeau Holstein.

Ses objectifs de sélection

« Mon objectif a toujours été de choisir le taureau le plus adapté à mes vaches. Ce que je recherche, avant tout, c’est le Lait, le Taux et un peu de Morphologie. Avec le PAM, les critères de départ sont plus précis avec, pour ma part, la pondération suivante : ISU à 60%, la Mamelle et la Capacité Corporelle à 20% chacun. »

Les avantages du PAM

« L’un des avantages notables du PAM c’est l’objectivité évidente du logiciel. Un technicien peut avoir des préférences sur tel ou tel taureau dans ses plans d’accouplements. Là, le logiciel agit en tenant compte du génotype et non du phénotype, trop soumis aux appréciations personnelles. De plus, comme nous ne voyons les animaux qu’une fois dans l’année, en période d’accouplement, il n’est pas facile de porter des jugements objectifs sur les vaches. Pour peu que nous les voyons le jour où elles sont moins bien, le choix du taureau peut-être biaisé. Avec le PAM, ce n’est plus possible puisqu’il tient compte de l’origine. »

Claude RICHER en pleine réflexion sur le PAM avec un des salariés de Dominique LECERF« Avec Claude RICHER, notre technicien génétique, nous faisons une sélection d’une vingtaine de taureaux. Ce qui reste dans les mêmes proportions qu’avant le PAM. Mais maintenant, nous prenons plus de temps dans le choix des taureaux pour affiner la génétique à utiliser. Alors qu’auparavant, nous devions sélectionner les taureaux et aller voir les vaches. Aujourd’hui, je n’ai plus besoin d’aller voir les vaches après, ce qui me fait gagner beaucoup de temps. »

« Je gère mon troupeau en termes de masse et non en termes d’individualité. Je ne cherche pas particulièrement la vache au top en morphologie, je ne fais pas de concours, par contre je cherche à gagner ma vie avec mes vaches. D’ailleurs, pour moi, le document le plus important du PAM, c’est le Plan d’accouplement avec le numéro des vaches et les taureaux choisis par le PAM ainsi que la liste des taureaux interdits. Le bilan du Plan d’accouplement n’est pas primordial pour moi : l’évolution des index moyen ne m’est pas spécialement utile. Certes, cela permet de connaitre le niveau du troupeau en index moyen mais ça reste juste une simple info pour moi, pas une priorité. »

Les trois propositions

Une partie du troupeau de Dominique LECERF« C’est un avantage certain. Avant, sur un gros troupeau comme le notre, nous ne mettions qu’un taureau en face de chaque vache. Aujourd’hui, avec le PAM, nous allons jusqu’à 3 en prenant les critères les mieux adaptés aux vaches. Logiquement nous devons suivre l’ordre des 3 taureaux indiqués. Après, l’éleveur fait ce qu’il veut. Si le 1er taureau ne remplit pas à la 1ère IA, rien ne l’empêche de remettre une dose du même taureau au lieu du deuxième indiqué sur la liste. »

Une organisation du travail plus rapide et efficace

« L’objectif pour nous, c’est que tout soit prêt à l’arrivée de l’inséminateur. C’est classé, prêt d’avance et personne ne perd son temps. La vache est prête, l’inséminateur sait ce qu’il doit faire et c’est tout. »

« Pour l’organisation du travail, c’est important car tout le monde gagne du temps. Tu ne peux pas faire tes choix d’accouplement au dernier moment, quand tu es dans les vaches avec l’inséminateur sinon le risque d’erreurs est plus important. Faire les accouplements dans la précipitation n’est pas l’idéal et risque de ne pas correspondre à nos objectifs de sélection. Les minutes comptent, faut être réactif pour les gros troupeaux et le PAM permet cette réactivité. »

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