Avec la génétique : prenez une longueur d'avance

Le 19 octobre, une journée Portes Ouvertes intitulée « Elevage allaitant : Bâtir une dynamique gagnante » a été organisée à la Ferme Expérimentale de St Hilaire en Woëvre (55 - Meuse). Il s’agissait de la 4ème édition des vendredis de St Hilaire. Les 300 éleveurs et techniciens présents ont eu la possibilité de participer notamment à l’atelier technique Avec la génétique : prenez une longueur d'avance.

Jean-Marie MOINELCet atelier dans lequel intervenaient Jean-Marie MOINEL du CIA Gènes Diffusion, Cindy NOIZET-EYMARD de Capéval, Christophe CARON d’Elistest, Lionel CHARPENTIER de la Chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle avec la collaboration de Jean-Luc CLAIRE de Coop de France Lorraine, Pascal KARDACZ d’Arvalis Institut du Végétal, Julien TISSERAND de CAL Les producteurs de viande, et Stéphane WOIRHAYE de LORCA Elevage a confirmé que la génétique permet, notamment, de limiter les charges d’exploitation en élevage.

Sécuriser les vêlages

Les charges d’exploitation sont, d’une part, réduites via la diminution du taux de mortalité des veaux. Les intervenants ont mis en rapport la diminution du taux de mortalité des veaux avec leur poids et les conditions de vêlage des femelles, d’où l’intérêt de prendre en compte les index IFNAIS (facilités de naissance des veaux) et AVEL (aptitude aux vêlage des filles) diffusés par Bovins Croissance. Ils ont préconisé, dans ce sens, l'utilisation de taureaux à génisses dont l’IFNAIS est au moins de 105 en race charolaise et de 100 pour les races limousine, salers et blonde d’aquitaine. Par ailleurs, ils ont indiqué que la prise en compte de l’AVEL Veau Charolaispermet d’améliorer considérablement la production numérique de veaux sevrés, l'intervalle vêlage – vêlage et la croissance des veaux. Elle donne aussi la possibilité de favoriser la diminution du nombre de césariennes et d’éviter les conditions de naissance difficiles (extraction forcée du veau). L’amélioration des conditions de vêlage n’est, en effet, pas sans conséquences sur le taux de survie des veaux. Selon une étude conduite en 2011 par l’Institut de l'Elevage en race charolaise, le taux de survie des veaux à 9 mois est de 73,7% pour une extraction forcée, contre 83,3% pour une césarienne et 92,2% lorsque le vêlage se passe sans difficultés.

Diminuer les coûts alimentaires

Plus de 300 personnes ont participé aux Vendredis de Saint-HilaireLes charges d’exploitation sont réduites, d’autre part, via la diminution des coûts alimentaires grâce notamment à une durée d’engraissement plus courte des broutards et taurillons. En fait, en améliorant la vitesse de croissance des veaux et la conformation des carcasses et en réduisant la durée d’engraissement, le producteur de viande peut vendre ses broutards plus tôt à un poids plus élevé. En 2011/2012, selon une étude conduite en Lorraine par les coopératives d'IA, l’Union Régionale Groupements de Producteurs Alsace-Lorraine, l’Établissement Départemental d’Elevage et OPTIVAL (Contrôle de croissance), le poids moyen à l’abattage des Jeunes Bovins en race charolaise est majoré de 13,5 kg pour les animaux issus d’IA, la durée d’engraissement est réduite de 51 jours, le Gain Moyen Quotidien, de la naissance à l’abattage, se voit augmenter de 94 grammes de carcasse par jour (cf tableau ci-contre). Cela représente un gain de 171 euros par animal, c’est-à-dire (51 x 2,30 euros)+ (13,5 x 4 euros).

Intérêt de l’IA pour les Jeunes Bovins charolais en Lorraine

  Total JB charolais lorrains abattus entre 01/01/2011 - 30/04/2012 Non issus d'IA Issus d'IA Ecart
Nombre de Jeunes Bovins 28 220 20291 7929 -
Poids moyen abattage en Kg 432,9 428,5 442 13,5
Durée d'engraissement moyenne N-abattage en j 562 578 527 -51
GMQ N-ABATTAGE en g de carcasse 783 753 847 94

Source : Coopératives d'IA, Union Régionale Groupements de Producteurs Alsace-Lorraine, Établissement Départemental d’Elevage et OPTIVAL.

 

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Impact de la génétique sur les performances commerciales

Carcasses bovinesUne étude réalisée en 2011 a permis de mesurer l'impact réel de l'apport de la génétique sur les systèmes naisseurs et naisseurs-engraisseurs. L’étude a consisté à comparer les performances commerciales de broutards et jeunes bovins connus en état civil bovin, en fonction du niveau génétique de leurs parents (index IBOVAL2011). L'objectif était de déterminer si ces critères influent sur le produit animal et par conséquent sur le revenu de l’éleveur.

 Lire l'étude sur l'impact de la génétique sur les performances commerciales sur le site Gènes Diffusion.

 

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