Olivier BALLE-PIERRE, Technicien Génétique Holstein à Gènes Diffusion et responsable
du recrutement sur l'ouest de la France
Ecran d'accueil du PAM.
Déterminer les objectifs du troupeau est le point de départ d'un bon accouplement.
La liste des taureaux interdits est le service le plus apprécié des utilisateurs
du logiciel.
A partir de la prochaine campagne d'accouplement, tous les éleveurs EDE pourront
bénéficier des services du PAM
Intégrer le numéro de travail sera probablement une nouveauté du PAM lors de la
prochaine campagne.
Les taureaux rouges seront également intégrés au logiciel prochainement. Ici Trésor
Red, fille de LINET RED.
Pour les éleveurs de production...
...ou de morphologie, le PAM s'adresse à tous les types d'éleveurs. Ici Tatcher,
fille de ROTHENEUF, 2ème lactation.
Selon le niveau d'équipement des équipes de terrain, l'objectif est de diffuser
le PAM auprès de tous les techniciens Gènes Diffusion
Pourquoi Gènes Diffusion s’est-il doté d’un logiciel d’aide à l’accouplement ?
Olivier-BALLE-PIERRE : Depuis plusieurs années, les palettes d’index devenaient
de plus en plus importantes et nous étions arrivés à plus de 35 index (synthèse
et détail). Cela devenait donc de plus en plus difficile de les avoir tous en tête.
A chaque accouplement, on se disait toujours « mince, est ce que je n’ai rien oublié
? ». Avec la fusion des coopératives au sein de Gènes Diffusion, le besoin d’un
outil pour l’ensemble des techniciens et inséminateurs s’est vite fait ressentir.
Quelles sont les avantages du PAM et qu’apporte t-il concrètement aux éleveurs ?
OBP : L’avantage du produit est qu’il optimise la répartition de la génétique
sur les animaux qui composent le troupeau. C’est ce qui le rend très attractif.
Mais pour cela, l’essentiel réside dans la définition de l’objectif troupeau avec
l’éleveur, et dans l’établissement de la liste des taureaux de notre gamme y répondant.
C’est un service supplémentaire que l’on apporte en même temps que notre génétique.
A ce titre, il y a pas mal d’éleveurs qui ont acheté des doses à l’extérieur et,
une fois le classement du PAM édité, se rendent compte que les taureaux qu’ils ont
utilisés ne correspondent absolument pas à leurs objectifs de sélection.
Parmi ses grandes qualités, je citerais également sa grande vitesse d’exécution
et la pertinence des accouplements proposés.
J’apprécie également la liste des 3 taureaux proposés qui tient compte de la disponibilité
en paillettes et offre une souplesse de choix supplémentaire avant la validation
finale de l’accouplement de chaque femelle.
Ensuite, d’un point de vue plus technique, c’est un outil qui prend en compte les
tares génétiques. Chaque accouplement peut être critiqué mais l’essentiel c’est
de le justifier. A partir du moment où il n’y a pas d’erreur de consanguinité ou
de cumul de tares génétiques, un accouplement se défend.
Cette gestion des tares génétiques amène, entre autre, le point qui séduit tous
les utilisateurs du PAM : la liste des taureaux interdits. C’est LE point fort du
produit. L’inséminateur connait les taureaux qu’il ne doit pas utiliser pour mettre
en péril l’accouplement. C’est le cas lorsque pour une raison quelconque, ce dernier
ne dispose dans sa cuve d’aucun des trois taureaux proposés et que l’on est en pleine
période de pointe des inséminations ne laissant guère le temps à la réflexion d’un
accouplement. Avec ce système, on ne peut pas être pris en défaut.
Le PAM est-il un logiciel que l’on peut faire évoluer ?
OBP : Tout à fait. Il y a quelques modifications légères que nous allons
effectuer pour la prochaine campagne d’accouplements.
Nous envisageons également une réécriture du logiciel dans un futur proche ; le
rendant encore plus souple, plus attractif, et toujours très performant et ce dans
le souci de l’adapter régulièrement aux évolutions de notre activité.
A cet effet, j’ai audité l’ensemble des utilisateurs au sein de chaque GRC.
Le site Internet du CIA Gènes Diffusion a mis en ligne plusieurs témoignages d’éleveurs
et de techniciens génétiques qui ont justement fait remonter plusieurs remarques.
« Faire évoluer le logiciel pour les élevages à l’état civil bovin uniquement
» Mickaël FIEVET.
OBP : Oui c’est très important d’y penser. Il faut intégrer les éleveurs
EDE (non contrôle laitier mais juste à l’état civil bovin). Ces troupeaux ayant
également besoin des conseils d’accouplement et d’une expertise solide pourront
se réjouir d’utiliser le PAM dès la prochaine campagne.
« On peut effectivement réfléchir sur l’ordre par numéro de travail. » Claude
RICHER.
OBP : Dans un troupeau qui achète beaucoup à l’extérieur, le classement des
vaches par le numéro national a l’avantage d’identifier les vaches qui auraient
le même numéro de travail. D’un autre côté c’est vrai que les éleveurs connaissent
mieux les numéros de travail des vaches que le numéro national. C’est quelque chose
que l’on devrait pouvoir modifier assez facilement pour la prochaine campagne, car
cela ne nécessite pas une intervention lourde sur le logiciel.
« Par rapport à la présentation, ne pourrait-on pas coller les étiquettes d’insémination
sur le côté ? » Patrice DUBOIS.
OBP :C’est le genre de demande typiquement interne à la coopérative Gènes
Diffusion. Il n’y a pas deux CIA qui fonctionnent de la même façon. A ce niveau
là, il faut prévoir une interaction entre le PAM et le logiciel d’insémination utilisé.
« Quelques ajustements peuvent subsister comme, par exemple, la gestion des taureaux
rouges ou de la semence sexée. » Marc Bellenguez.
OBP :L’intégration de la semence sexée serait effectivement une belle avancée.
Il va falloir, comme tout produit, qu’il s’adapte aux évolutions du marché et ça
c’en est une. On ne parlait pas de semence sexée il y a 3 ans, aujourd’hui c’est
une technique nouvelle qui est apparue et nous sommes en pleine réflexion sur la
façon d’intégrer la semence sexée dans le PAM.
Même constat pour les animaux rouges ou porteurs du facteur rouge. Là encore, dans
la réécriture du logiciel, nous envisageons un système où l’inséminateur pourra
identifier dans le listing femelles celles que l’éleveur souhaite accoupler avec
des taureaux RED ou RF.
Le logiciel s’adapte t-il à tous les profils d’élevage ?
OBP : Bien sûr. Le PAM est le logiciel qui s’adapte le mieux aux différents
types d’élevages (lait, morpho, etc…) à condition, bien sûr, de bien déterminer
les objectifs. Au sein d’un même troupeau, il est capable de lancer deux types d’accouplements
(production ou morphologie) suivant ce que souhaite l’éleveur.
Les choix du PAM sont-ils pertinents ?
OBP : Oui et je dirais même parfois bluffants ! Quand on utilise une palette
de taureaux aussi grande, c’est normal de ne pas penser à toutes les configurations.
Le PAM permet donc d’intégrer des taureaux auxquels on n’aurait pas forcément pensé
par rapport aux objectifs de sélection. On peut être bon en génétique, il y a les
« goûts » et l’influence personnelle qui poussent à faire des accouplements d’un
style qui revient couramment. Avec le PAM, on sort de cette « routine » et on s’aventure
dans des accouplements originaux.
Est-ce que tous les inséminateurs des coopératives associées à l’Entreprise de Sélection
Gènes Diffusion vont l’utiliser ?
OBP : C’est l’objectif ! L’évolution se fera suivant l’équipement des hommes
de terrain.