Les constats de gestation
En élevage bovin, il est primordial d'identifier
très rapidement les femelles non-gestantes. En effet, la connaissance des non-gestations
favorise la prise de décisions et permet d'optimiser l'organisation du travail
et la gestion du quota laitier.
D'une manière générale, le recours aux constats de gestation présente plusieurs
intérêts : éviter les décalages importants dans les dates de vêlage, limiter les
pertes liées au retard de fécondation, permettre de remettre rapidement les non-gestantes
à la reproduction, gérer les réformes et les achats éventuels,…
En matière de constat de gestation, on distingue 3 techniques principales : la fouille
(ou palpation transrectale), le dosage de protéine embryonnaire et l'échographie.
Chacune de ces solutions présente ses avantages et ses inconvénients ; il appartient
donc à chacun de recourir à la technique adaptée à son élevage.
Le DIAG 2000
Une analyse par dosage de protéine
Ce constat de gestation est basé sur la mise en
évidence de la P.A.G., une protéine émise par l'embryon, et dont la présence
est détectable dans le sang de la mère. Pour le réaliser, il suffit d'effectuer
un prélèvement sanguin de la vache à contrôler. L'échantillon est analysé au
laboratoire de la coopérative et les résultats sont disponibles sous 48 h, par courrier,
fax ou dans
l'Espace Adhérent en cliquant ici.
Le DIAG 2000 se pratique à partir de 30 jours après l'IA. Pour les vaches, il
faudra compter 100 jours après le vêlage car la protéine présente une persistance
post-vêlage. Ce type de diagnostic se caractérise par un haut niveau de fiabilité
avec 99 % sur les tests négatifs et 92 % sur les tests positifs.
Particularité du système, différentes analyses complémentaires peuvent être réalisées
: dosage d'haptoglobine, recherche de néosporose, …. Celles-ci peuvent apporter
à l'éleveur des indications précieuses sur d'éventuelles mesures sanitaires
à envisager dans son élevage.
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Fiabilité des résultats
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Réponse non immédiate
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Le Palper
La technique manuelle
Quelle que soit l'appellation (palper, fouille
ou encore palpation transrectale), il n'existe qu'une seule technique, qui
consiste à pratiquer une palpation de l'utérus de la vache au travers de la
paroi du rectum afin de constater d'éventuelles modifications pouvant caractériser
une gestation.
Le palper se pratique à partir de 60 jours, selon la compétence du technicien. Cette
technique offre une très bonne fiabilité, variable toutefois selon le nombre de
jours entre l'insémination et le constat de gestation. Il peut se pratiquer
en complément de constats plus précoces pour confirmer les gestations.
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Simplicité et rapidité
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Interprétation plus difficile sur multipares
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L'échographie
La technique de référence
Praticable 30 à 35 jours après l'insémination,
l'échographie connaît un développement important depuis quelques années. Cette
technique présente en effet plusieurs avantages, qui expliquent son essor actuel
:
- Faire le point à date fixe sur les confirmations de gestation de tout ou partie
du troupeau.
- Estimer la date de reproduction, et donc la date de vêlage, pour les vaches et génisses
constatées gestantes.
- Identifier la présence éventuelle de jumeaux.
- Visualiser le résultat directement sur l'écran de l'échographe.
Par ailleurs, au cas où un nombre important d'animaux seraient déclarés non
gestants, il est alors envisageable de mettre en place, très rapidement, un plan
correctif par synchronisation des chaleurs, évitant ainsi d'avoir des animaux
avec un vêlage trop décalé du reste du troupeau.
Compte tenu de la logistique à mettre en œuvre, le recours à l'échographie concerne
plutôt les troupeaux à grand effectif. Il est également primordial de disposer d'un
bon système de contention, pour garantir des conditions de travail idéales et obtenir
une fiabilité maximale des résultats.
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Possibilité de datation du foetus et de détection des jumeaux
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Logistique importante nécessitant un minimum d'animaux à contrôler
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